De l'or entre les gouttes
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De l'or entre les gouttes
- Publication date
- 2016
- Usage
- Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 3.0




- Topics
- Goutte d’Or, atelier d'ethnographie visuelle, recherche, anthropologie, sciences sociales, cinéma, vidéo, Cellule audio/vidéo, IIAC, Centre Edgar-Morin, LAIOS, séminaire, L'enquête et ses graphies, CNRS, EHESS, Paris, France, ethnographie, visuelle, , IIAC
- Publisher
- CNRS/EHESS
- Contributor
- Cellule audio/vidéo - CEM/IIAC, CNRS/EHESS
- Language
- English
- Rights
- 2016 CNRS / EHESS
- Item Size
- 160.4M
Une ballade dans le quartier de la Goutte d’Or, ponctuée de trois entretiens dont le fil conducteur est donné par l’image de la vitrine d’OMADIS : des oiseaux migratoires prenant leur envol et la mention Que vivent les migrations.
Mais que signifie OMADIS ? Pourquoi avoir choisi ce café emblématique de la Goutte d’Or ? Nos pérégrinations au fil de l’eau, entendons sous la pluie
battante, nous ont amenés à trouver refuge dans ce lieu dont l’acronyme est
déjà tout un programme d’accueil et d’intégration : Organisations, mondes,
activismes, décroissances, imaginations, solidarité.
Nous l’avons entendu comme
une invitation au travail collectif d’un groupe d’étudiants aux parcours
différents, aux origines, formations et aspirations très diversifiées, une
incitation à une créativité qui prend appui sur les moyens du bord, en
l’occurrence des photos du quartier, savamment accrochées à des lieux de
passage autour du café mais aussi au-dessus des rails d’un train pas loin de la
Gare du Nord, ou encore à l’intérieur du square Léon, devant un tailleur et
marchand de tissus africains, face à l’Institut de l’Islam, à l’entrée du métro
de la Chapelle… Plein d’endroits qui viennent dire le mouvement, la migration,
l’entre-deux-mondes : sédentaires et nomades, adultes et enfants,
commerçants et passants, croyants et non-croyants, habitants du quartier et
visiteurs occasionnels ou assidus de celui-ci. Unique par son melting-polt
comme l’a énoncé l’un de nos témoins, le quartier, reste aussi représentatif
d’un Paris cosmopolite, capable d’accueillir la différence et d’en faire une
force de création. Ibrahim, ancien étudiant de notre Ecole et responsable du
bar OMADIS, Issa, musicien et couturier, Suleyman retraité inconditionnel de ce
quartier et habitant d’un autre arrondissement, nous offrent des facettes d’une
diversité de parcours et d’un amour commun pour un lieu de vie qui devient
aussi un espace d’amitié, de partage et de complicité. Si notre objectif
initial était de nous servir de nos images pour créer des conditions de parole
libre à partir d’une cartographie imaginaire des lieux, nos entretiens avec les
personnes rencontrées sur le terrain nous ont permis d’établir des échanges profonds
et créatifs, de réfléchir sur le sens de l’immigration et du voyage, sur la
liberté et l’identité. Une identité qui trouve ses origines pour nos témoins au
Sénégal mais qui a pleinement sa place ici, en France, et qui se compose de
différents héritages dans leur rencontre avec les choix singuliers de chaque
sujet. Et des interstices de liberté que nous avons voulu comparer à des
pépites d’or, rencontrées au fil de notre périple. De l’or entre les gouttes.
Mais que signifie OMADIS ? Pourquoi avoir choisi ce café emblématique de la Goutte d’Or ? Nos pérégrinations au fil de l’eau, entendons sous la pluie
battante, nous ont amenés à trouver refuge dans ce lieu dont l’acronyme est
déjà tout un programme d’accueil et d’intégration : Organisations, mondes,
activismes, décroissances, imaginations, solidarité.
Nous l’avons entendu comme
une invitation au travail collectif d’un groupe d’étudiants aux parcours
différents, aux origines, formations et aspirations très diversifiées, une
incitation à une créativité qui prend appui sur les moyens du bord, en
l’occurrence des photos du quartier, savamment accrochées à des lieux de
passage autour du café mais aussi au-dessus des rails d’un train pas loin de la
Gare du Nord, ou encore à l’intérieur du square Léon, devant un tailleur et
marchand de tissus africains, face à l’Institut de l’Islam, à l’entrée du métro
de la Chapelle… Plein d’endroits qui viennent dire le mouvement, la migration,
l’entre-deux-mondes : sédentaires et nomades, adultes et enfants,
commerçants et passants, croyants et non-croyants, habitants du quartier et
visiteurs occasionnels ou assidus de celui-ci. Unique par son melting-polt
comme l’a énoncé l’un de nos témoins, le quartier, reste aussi représentatif
d’un Paris cosmopolite, capable d’accueillir la différence et d’en faire une
force de création. Ibrahim, ancien étudiant de notre Ecole et responsable du
bar OMADIS, Issa, musicien et couturier, Suleyman retraité inconditionnel de ce
quartier et habitant d’un autre arrondissement, nous offrent des facettes d’une
diversité de parcours et d’un amour commun pour un lieu de vie qui devient
aussi un espace d’amitié, de partage et de complicité. Si notre objectif
initial était de nous servir de nos images pour créer des conditions de parole
libre à partir d’une cartographie imaginaire des lieux, nos entretiens avec les
personnes rencontrées sur le terrain nous ont permis d’établir des échanges profonds
et créatifs, de réfléchir sur le sens de l’immigration et du voyage, sur la
liberté et l’identité. Une identité qui trouve ses origines pour nos témoins au
Sénégal mais qui a pleinement sa place ici, en France, et qui se compose de
différents héritages dans leur rencontre avec les choix singuliers de chaque
sujet. Et des interstices de liberté que nous avons voulu comparer à des
pépites d’or, rencontrées au fil de notre périple. De l’or entre les gouttes.
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